Les Mandarins
Tome 1
Tome 1
Monologue
roman
«Si l'on nous offrait l'immortalité sur la terre, qui est-ce qui accepterait ce triste présent ? demande Jean-Jacques Rousseau dans l'Emile. Ce livre est l'histoire d'un homme qui a accepté.»
Le XVIIe siècle n'est pas ce que l'on croit et la jeunesse de Louis XIV non plus. Il n'est pas une page de ce livre où l'on ne soit amené à se poser des questions qui se ramèneront toujours à cette unique interrogation : quel est, chez un homme du XVIIe siècle, le rapport entre sa personne et sa fonction ? Qu'est-ce qu'un roi ? Comment est-on roi ? Qui êtes-vous quand votre père vous demande : " Comment vous nommez-vous ? ", et que vous répondez à l'âge de quatre ans : " Je m'appelle Louis Quatorze " ? Et qu'en outre le père répond : " Pas encore mon fils, pas encore " ? Essayons de suivre instant après instant ce que pouvait être une journée du Roi-Soleil. Nous le prenons à son réveil, et nous l'accompagnons jusqu'à son entrée dans les songes de sa nuit, puisqu'il rêve comme tout homme et que nous savons même par le journal de ses médecins qu'il a des cauchemars.
«Je rêvais d'être ma propre cause et ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrait de réaliser ce voeu. Elle m'assurerait une immortalité qui compenserait l'éternité perdue ; il n'y avait plus de Dieu pour m'aimer, mais je brûlerais dans des millions de cours. En écrivant une ouvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l'humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres ? Je m'intéressais à la fois à moi et aux autres ; j'acceptais mon "incarnation" mais je ne voulais pas renoncer à l'universel : ce projet conciliait tout ; il flattait toutes les aspirations qui s'étaient développées en moi au cours de ces quinze années.»
Dissiper les mystifications, dire la vérité, c'est un des buts que j'ai le plus obstinément poursuivis à travers mes livres. Cet entêtement a ses racines dans mon enfance ; je haïssais ce que nous appelions ma sœur et moi la " bêtise " : une manière d'étouffer la vie et ses joies sous des préjugés, des routines, des faux-semblants, des consignes creuses. J'ai voulu échapper à cette oppression, je me suis promis de la dénoncer.
Tome 1
Le 7 janvier 2002, alors qu’il fête les quarante ans de sa maison, Yves Saint Laurent fait ses adieux à la haute couture. La nouvelle choque le monde entier et révèle la force et la fragilité de l’homme que Mishima appelait « l’enfant aux nerfs d’acier ». Ce livre – la première biographie du couturier – raconte l’ascension du jeune garçon qui, né en 1936 à Oran, rêvait de faire des robes pour un monde qui n’existait plus et s’écriait à l’âge de treize ans : « Un jour, j’aurai mon nom gravé en lettres de feu sur les Champs-Elysées. » C’est l’itinéraire d’un peintre de la vie moderne, oeil à vif, traversant les époques pour en habiller l’ambiguïté dans un parfum de luxe, de vertiges et de décadence. Yves Saint Laurent meurt le 1er juin 2008. Plus que le roman de la mode de 1958 à nos jours, il s’agit ici d’un hommage au métier où brillent les derniers feux d’un certain art de vivre.
" En quelques semaines, parce qu'un abruti m'avait trouvée petite et pas à ma place dans cette tribu de grands chiens racés, j'ai basculé du mauvais côté. je suis devenue cette gosse ridicule qui se tortille pour cacher son malaise. Ce qui a changé, c'est qu'aujourd'hui ça ne me dérange plus. Oui, cette fille un peu grotesque c'est moi et souvent elle me fait bien poiler. Cette lourdaude, qui se vautre en disant des énormités et se surprend à sucer les joues de gens qu'elle connaît à peine, me permet d'avoir toutes les audaces. Ce que je n'ose pas faire elle le fait. Et si j'agace, comme les mômes je peux toujours dire que c'est pas de ma faute. C'est vrai. je ne cherche jamais à être ridicule, je le suis. "
Suite de 99F
Octave est de retour. L'ancien rédacteur publicitaire de 99 francs porte désormais une chapka. Il erre dans Moscou, sous la neige et les dollars, à la recherche d'un visage parfait. Son nouveau métier ? " Talent scout " ; un job de rêve, payé par une agence de mannequins pour aborder les plus jolies filles du monde. Tout le problème est de trouver laquelle.
roman
D'après la 4eme de couv. : "La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La muavaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre."
Quand un mari jaloux veut assassiner l'amant de sa femme avec un timbre... Quand, dans un journal, un homme fait paraître des annonces réclamant 1 dollar... ... c'est le suspens qui commence. Suspens a d'abord été une émission de pierre Bellemare sur TF1. C'est maintenant un livre. Suspens : des histoires haletantes, racontées " à la Bellemare ", rapides, variées, toujours passionnantes. Des histoires à couper le souffle.
nouvelles
roman
Octave est le maître du monde. Octave exerce en effet la profession lucrative de rédacteur publicitaire : il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. Octave est un mort-vivant, couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Un jour, il se rebelle. Le doué Octave déjante. La cliente idéale ? " Une mongolienne de moins de cinquante ans. " Les nababs de la publicité ? " Ils mènent la troisième guerre mondiale. " De l'île de la Jatte où négocient les patrons d'agence à Miami où l'on tourne un spot sous amphétamines, d'un séminaire en Afrique à Saint-Germain-des-Prés, de l'enfer du sexe à la pureté perdue, Frédéric Beigbeder, entre fiction et pamphlet, écrit la confession d'un enfant du millénaire. En riant il dénonce le mercantilisme universel. En quelque sorte, un livre moral. Pour 99 francs, seulement. Frédéric Beigbeder est l'auteur, chez Grasset, de Vacances dans le coma (1994) et l'amour dure trois ans (1997) ; et d'un recueil de nouvelles, Nouvelles sous ecstasy (Gallimard, 1999).
On retrouve ici les quatre héros de Malavita, l'inénarrable famille Blake. Repenti de la mafia new-yorkaise, Fred Blake, rebaptisé Wayne, a obtenu la protection du FBI, et s'est installé en France avec les siens sous la surveillance tatillonne d'un ange gardien légèrement dépressif. L'ancien gangster a trouvé dans l'inépuisable réservoir d'anecdotes de sa première vie la matière de quelques thrillers. Tout se passerait pour le mieux si la cellule familiale n'était pas emportée dans la tourmente des remises en cause existentielles... Les enfants traversent une adolescence compliquée, l'épouse fidèle a décidé de s'émanciper, et l'auteur de romans, soudain seul face à lui-même, est en proie aux affres de la création littéraire. Des problèmes ordinaires, somme toute, pour une famille qui ne l'est pas... Ils seront résolus de la façon la plus diabolique et la plus hilarante qui soit.
Une famille d'Américains s'installe à Cholong-sur-Avre, en Normandie. Fred, le père, se prétend écrivain. Maggie, la mère, est bénévole dans une association caritative. Belle, la fille, fait honneur à son prénom. Warren enfin a su se rendre indispensable pour tout et auprès de tous. Une famille apparemment comme les autres, en somme. Une chose est sûre, s'ils emménagent dans votre quartier, fuyez sans vous retourner ...
Au cours d'une exploration dans le Sahara, deux officiers français, André de Saint-Avit et Jean-Marie-François Morhange sont capturés et se retrouvent dans un palais merveilleux, un véritable paradis terrestre. Ils apprennent alors qu'ils sont prisonniers d'une femme, la reine, la sultane, la souveraine absolue du Hoggar, Antinéa, petite-fille de Neptune, la dernière descendante des Atlantes, et que, dès qu'ils l'auront vue, ils renieront tout pour elle, famille, patrie, honneur..
roman
En plusieurs " tableaux ", un homme entreprend de faire le portrait de la femme qu'il a aimée, dont il s'est séparé, et du couple qu'ils formaient. Un couple où les signes de dégradation se sont multipliés au fil des mois, jusqu'à un voyage en Grèce qui prend des allures d'épopée burlesque, ultime tentative de reconquête tournant au fiasco le plus complet. Mais l'amant maladroit révèle aussi, de scène en scène, son mauvais caractère, brossant le portrait drôle et tendre à la fois d'un compagnon pour le moins difficile à vivre... Jean-Luc Benoziglio, passé maître dans l'art de la cocasserie, nous livre ici une tragicomédie où l'humour et l'autodérision ont la part belle.
" Jacques serait de retour dans un an, en janvier, février tout au plus. Au printemps de 1881, tous deux seraient, sans aucun doute, mariés... Au printemps de 1881, Jacques de Saint-Selve était en effet, marié, mais il n'avait pas épousé Mlle de La Ferté. " Jacques meurt subitement et sa jeune, jolie et riche veuve, Galswinthe, vient s'installer dans la maison voisine de celle où demeure Anne la bafouée. Une amitié ambiguë naît entre les deux jeunes femmes. Mais Mlle de La Ferté n'a rien oublié et sa vengeance sera terrible. Mademoiselle de La Ferté est une des meilleures œuvres de Pierre Benoit. Les landes y sont merveilleusement décrites et Anne de La Ferté, fière et féroce créature, se distingue particulièrement parmi les héroïnes célèbres des nombreux romans de Pierre Benoit.
La mère, La Varienne, c'est l'idiote du village. La petite, c'est Luce. Quelque chose en elle s'est arrêté. Pourtant, à deux, elles forment un bloc d'amour. Invincible. L'école menace cette fusion. L'institutrice, Mademoiselle Solange, veut arracher l'enfant à l'ignorance, car le savoir est obligatoire. Mais peut-on franchir indemne le seuil de ce monde ? L'art de l'épure, quintessence d'émotion, tel est le secret des Demeurées. Jeanne Benameur, en dentellière, pose les mots avec une infinie pudeur et ceux-ci viennent se nouer dans la gorge.
Nous étions quatre : Louis avait usé sa vie à Cinecittà, Jérôme voulait conquérir Hollywood, Mathilde avait écrit en vain trente-deux romans d'amour, et moi, Marco, j'aurais fait n'importe quoi - mais n'importe quoi ! - pour devenir scénariste. Même écrire un feuilleton que personne ne verrait jamais. " Saga ", c'était le titre. T. B.
roman
roman
"Y a-t-il un signe dans le ciel qui indique que quelque part, dans une ville, au milieu de tant et tant de gens, deux êtres sont en train de vivre quelque chose qui ne tient à rien, quelque chose de frêle comme un feu de fortune? " Madame Lure est une vieille femme comme on en croise sans les remarquer. Dans l'appartement de son mari disparu, elle maintient chaque chose à sa place, tranquille et pour toujours. Elle évite tout souvenir, mais rêve grâce aux brochures de voyages qu'elle étale sur la table de la cuisine. Yvonne Lure entre dans les photographies, y sourit, y vit. Un jour, surprenant les doigts voleurs d'un jeune homme dans le grand magasin, elle se met à le suivre de façon irréfléchie jusqu'à son campement, sous l'arche d'un pont. Qu'ont-ils en commun, Yvonne, celle qui garde, et Vargas, l'errant? D'une écriture forte et lumineuse, Jeanne Benameur capte comme jamais les destins obscurs de deux parias innocents, tissant entre eux des liens intenses. Ressuscitant des pans de mémoire palpitante, elle aiguise le vide en chacun de nous.
roman
Nous sommes les enfants des cités de transit, nous sommes arrivés sans que personne en soit prévenu, nous sommes des centaines descendus du bateau du soir qui attend que la lune soit voilée pour débarquer ses passagers sans papiers... Quel pays est le mien ? Celui de mon père ? Celui de mon enfance ? Ai-je droit à une patrie ? Il m'arrive parfois de sortir ma carte d'identité. En haut et en majuscules : REPUBLIQUE FRANCAISE. Je suis fille de cette république-là. Signes particuliers : néant. Ils n'ont rien mentionné. Cela veut-il dire que je ne suis rien ? Pas même " rebelle " ou " beur " en colère ?
roman
Une vieille dame erre dans Alger. Elle cherche la tombe de ses enfants, Mehdi et Mériem, égorgés voilà quarante ans, parce que le FLN soupçonnait leur père d’avoir trahi. Après la tragédie, elle est retournée vivre en Suisse, son pays, en essayant d’oublier.Aujourd’hui elle veut renouer avec ce passé, et revoir Nassreddine, l’homme qu’elle a aimé, le père des deux enfants. Jallal, le petit marchand sans famille, accepte de lui servir de guide. Mais ils tombent aux mains des combattants d’Allah. Nassreddine parviendra-t-il à la rejoindre avant que son destin ne soit tranché par la lame d’un couteau ? La même violence bestiale va-t-elle resurgir quarante ans après ? C’est la question d’Anna et celle de tout ce roman, salué comme une révélation de la jeune littérature algérienne, et couronné par le prix Rachid Mimouni 1999.
roman
Petit poisson Blanc est très content. Maman vient le chercher. Au revoir les amis, je retourne à la maison avec maman. Un livre sur les prépositions pour les bambins à partir de 24 mois.
roman
Une vieille dame erre dans Alger. Elle cherche la tombe de ses enfants, Mehdi et Mériem, égorgés voilà quarante ans, parce que le FLN soupçonnait leur père d’avoir trahi. Après la tragédie, elle est retournée vivre en Suisse, son pays, en essayant d’oublier.Aujourd’hui elle veut renouer avec ce passé, et revoir Nassreddine, l’homme qu’elle a aimé, le père des deux enfants. Jallal, le petit marchand sans famille, accepte de lui servir de guide. Mais ils tombent aux mains des combattants d’Allah. Nassreddine parviendra-t-il à la rejoindre avant que son destin ne soit tranché par la lame d’un couteau ? La même violence bestiale va-t-elle resurgir quarante ans après ? C’est la question d’Anna et celle de tout ce roman, salué comme une révélation de la jeune littérature algérienne, et couronné par le prix Rachid Mimouni 1999.
Des encoches et des rabats pour cinq histoires à se raconter et à partager, à mimer et à imaginer, pour rire, pour avoir peur et pour rêver.
roman
En vue du grand concert de la prairie, Lulu veut prouver à Rien-ne-sert que les filles ne sont pas que des groupies, mais peuvent elles aussi participer ! Elle monte alors un groupe avec ses amies : il faut trouver un nom, écrire des paroles et trouver son style !
roman
roman
Elle a grandi dans l'ombre de son frère aîné, surdoué scandaleux. Lorsqu'il a choisi de s'enfuir, elle a appris l'absence et le manque. Aujourd'hui, l'exilé volontaire est de retour de ses lointains voyages et il la réclame. Il ne lui propose que des jours fragiles, fébriles. Elle accepte sans réfléchir. Empêtrée dans ses frayeurs, guidée par un infatigable espoir, Isabelle Rimbaud est enfin prête, à trente ans, à cheminer aux côtés d'Arthur vers l'irréparable.
Et autres signes
" Le lion a une grande passion pour la démocratie, sauf qu'il ne comprend pas pourquoi les autres ont encore quelque chose à dire quand il a fini de parler... Les réparties du capricorne sont cinglantes. Elles lui viennent toujours le lendemain. C'est pourquoi il se met écrivain, pour pouvoir les placer... La vierge n'a pas tort. La vierge a souvent raison, la vierge est rapidement insupportable... Le poisson est indécis. Il se complaît exagérément à composer des préludes, comme Chopin... Un bélier et un capricorne se regardent en chiens de faïence. Le Chien de faïence n'est pas un signe du zodiaque... " Dès sa première parution en 1983, Tristesse de la Balance et autres signes avait enchanté le public et ravi la critique. Dans ce livre inclassable et plein d'esprit, Jacques A. Bertrand s'amuse avec les signes astrologiques tout en jonglant avec les mots. Que l'on croie ou non aux astres, son humour est irrésistible.
roman
«Quand Ravel leva la tête, il aperçut, à distance, debout dans l'entrée et sur les marches de l'escalier, une assistance muette. Elle ne bougeait ni n'applaudissait, dans l'espoir peut-être que le concert impromptu se prolongeât. Ils étaient ainsi quelques médecins, infirmiers et convalescents, que la musique, traversant portes et cloisons, avait un à un silencieusement rassemblés. Le pianiste joua encore la Mazurka en ré majeur, puis une pièce délicate et lente que personne n'identifia. Son doigt pressant la touche de la note ultime la fit longtemps résonner.» En mars 1916, peu après avoir achevé son Trio en la majeur, Maurice Ravel rejoint Bar-le-Duc, puis Verdun. Il a quarante et un ans. Engagé volontaire, conducteur d'ambulance, il est chargé de transporter jusqu'aux hôpitaux de campagne des hommes broyés par l'offensive allemande. Michel Bernard le saisit à ce tournant de sa vie, l'accompagne dans son difficile retour à la vie civile et montre comment, jusqu'à son dernier soupir, «l'énorme concerto du front» n'a cessé de résonner dans l'âme de Ravel.
On connaît l'aphorisme de Jean Cocteau : qu'on peigne un paysage ou une nature morte, on fait toujours son propre portrait. Ai-je tracé le mien ? Ce n'est pas impossible. J'ai surtout voulu cerner celui d'hommes et de femmes qui ont. traversé ma vie. C'est mon itinéraire. J'ai choisi de témoigner, de parler de ceux que j'ai aimés, admirés. De les éclairer à ma façon. Je n'ai jamais tenu de journal, je me suis fié à ma mémoire. Comme toutes les mémoires, la mienne est sélective. Lorsque je regarde par-dessus mon épaule et que j'aperçois ma vie déroulée, je mesure la chance qui fut la mienne, de rencontrer ceux dont je veux ranimer les traits, comme un négatif photographique se développe lentement et transforme l'image latente en image visible. Puissé-je, avoir réussi à animer ce théâtre d'ombres et ces fantômes qui n'ont cessé de me poursuivre, qui sont le sel de ma vie, et qui, dans mes rêves les plus fous, se rejoignent et mènent une ronde merveilleuse et infernale qui ne s'arrêtera qu'avec moi. "
suivi de, Le résumé
Ida, l'héroïne de ce roman, est déjà morte, dès la première ligne. Elle ne vit qu'à travers les paroles de ses employeurs, de ceux qui croisaient son chemin humble et furtif. Silhouette discrète et tassée par l'âge, Ida était au service de la famille Besson. Bonne à tout faire. Sa vie se réduisait à son travail. Ida a été renversée par un camion. Pourquoi a-t-elle passé sa vie à fixer ses grands pieds plutôt que prêter attention au monde qui l'entourait Cette mort brutale entraîne des commentaires. Qui est vraiment Ida ? Comment a-t-elle osé mourir ? Les phrases s'entrecroisent de façon limpide et assourdissante, construisant un récit amer. Un univers d'égoïsme, de conventions, de cruauté et d'indifférence dont Ida a été la victime silencieuse et triomphante.
" Au commencement, il y a cette peinture d'Edward Hopper qu'on peut voir à Chicago. J'ai dû l'apercevoir à plusieurs reprises avant de m'en procurer une reproduction, un dimanche d'ennui. Quand je l'ai installée dans mon appartement, elle m'a semblé curieusement familière. Du coup, je ne lui ai pas vraiment prêté attention. Elle a traîné, pendant plusieurs jours, dans son cadre posé contre un mur, à même le parquet (du reste, elle y est encore). Un soir, sans intention particulière, j'ai observéla femme en robe de la peinture, assise au comptoir d'un café nommé Phillies, entourée de trois hommes. Je me suis souvenu aussi de la passion de Hopper pour les paysages de la Nouvelle-Angleterre. Alors, ça s'est imposé à moi, sans que j'aie rien cherché. J'ai eu l'envie impérieuse de raconter l'histoire de la femme à la robe rouge, et des trois hommes autour d'elle, et d'un café à Cape Cod. Oui, cela a été clair en un instant.
roman
Samuel était triste : un agneau s'était échappé de son troupeau. Sa joie fut donc immense lorsque des voyageurs, un homme et une femme accompagnés d'un petit âne gris, lui rendirent le jeune mouton perdu. En leur indiquant une vieille étable où s'abriter pour la nuit, Samuel ignorait encore qu'il allait vivre cette nuit-là des moments inoubliables...