" Monsieur Ancelot, vous me faites mal. Vous me faites mal. " Le buste renversé, elle se collait à lui d'un jeu souple et, toujours geignant, plantait dans son regard celui de ces yeux vacillants. Il hésitait déjà, troublé par cette faiblesse éhontée. La violence qui bouillonnait en lui ne s'apaisait pas, mais il lui sembla qu'elle changeait de direction. La servante ne prenait plus la peine de dissimuler son manège et l'invitait d'un sourire aguichant.
roman
Le personnage principal de ce roman violent, tendu, énigmatique, plein d'un humour cruel, est un éditeur parisien. Un homme apparemment paisible. Il ne l'est pas. A la toute jeune femme qui lui apporte le manuscrit de son premier roman, l'éditeur au bord de la faillite, prêt à tout pour sauver sa maison, répond que les lecteurs préfèrent les enquêtes sur des faits divers bien sordides et surtout les confessions de vedettes, évoquant de préférence des drames de viol et d'inceste. Elle voudrait lui laisser son manuscrit, il le refuse. " Je le lirai peut-être un jour, dit-il, si vous me faites un livre bref, avec repérage sur le terrain, sur un meurtre célèbre en Haute-Savoie. " Géraldine le hait, mais si elle ne feint pas de s'accommoder au goût de ce petit industriel du papier, elle n'aura guère d'autre ouverture vers une publication. Géraldine construit un piège. Oui, elle va faire une enquête, mais sur l'éditeur. Le centre de cette action clandestine sera Senlis où celui-ci possède une vieille ferme transformée en forteresse. La jeune femme fait parler les voisins. Elle utilise la méthode conseillée par l'éditeur pour entrer dans un univers secret. Elle fait alors irruption dans un monde de ténèbres. Comprendra-t-elle à temps qu'il vaut mieux avoir la vie sauve qu'être publiée ? On peut évoquer une atmosphère à la Hitchcock, sinon à la Brian de Palma. Peut-être. Mais le monde noir et inquiétant de Christine Arnothy est éclairé par des éclats de rire. Ce roman passionnant s'adresse à un public avide d'évasion qui peut aussi se faire, grâce à ce miroir grossissant, une idée d'un certain milieu littéraire parisien. Sûre de son destin d'écrivain, Géraldine traverse la jungle de l'édition. L'époque décrite n'est pas glorieuse, mais peut être ici et là étonnamment pure, ne fût-ce que pour quelques secondes. Le temps de reprendre son souffle, pour continuer à lire.
Lors d'un été chaud, Ellen est séduite par les mensonges d'un jeune américain, homme d'affaires de passage en Bretagne. Ellen se croit aimée, elle n'est que l'enjeu d'un pari. Nick est pressé. Sa tante lui a légué sa fortune à condition qu'il se marie dans les plus brefs délais avec une Française. Sinon, une secte entrera en possession de l'héritage. Dans la demeure située sur les collines de San Fransisco, Ellen découvre les intrigues, les secrets et l'amitié ambiguë qui lie Nick à son meilleur ami, Robin, toujours présent. Celui-ci veut tout, la Française, l'argent et le bateau. Ils sont trois, l'un est de trop. Pas une seconde de répit lors de ce voyage de noces où sensualité, attirance intellectuelle et intérêts s'entremêlent et reflètent l'image d'un couple, d'une société et d'un continent. Haletant, formidablement attachant, ce roman qui est aussi celui de ce siècle fou prouve que tout se paie dans la vie, même le bonheur. Ah ! Quel voyage !
" En novembre 2009, j'ai perdu mon passeport. J'ai déposé une demande pour en obtenir un nouveau. On m'a recalé. Dans la France d'aujourd'hui, être un Français né en France de parents français n'est pas une preuve de nationalité. Mes parents ont été naturalisés bien avant ma naissance, je n'ai jamais su au juste ni quand ni comment. Plus de soixante après, l'administration française prétend ne pas les connaître. Cela m'a révolté et aussi humilié. J'ai ressenti que c'est à eux que l'on reprochait, à travers moi, d'avoir commis une faute. Je croyais échapper à mes origines, elles m'ont rattrapé. J'ai été élevé en Ile-de-France par une vieille nounou hongroise, dans un monde cosmopolite qui n'existe plus. Si j'ai une identité, c'est celle-là. J'ai écrit ce livre pour célébrer ce continent englouti, dans ses éblouissements comme dans ses failles. "
En 1891, Louis Denfert, jeune et impétueux reporter au Petit Eclaireur, ronge son frein entre chroniques sportives et articles mineurs lorsqu'il est envoyé en reportage à Dijon sur une affaire au parfum de scandale : une honorable gouvernante anglaise a été retrouvée, dans le train de nuit Paris-Marseille, sauvagement égorgée et démembrée. Ce meurtre aurait-il un lien avec la disparition, un an auparavant, dans le même train, de Louis Aimé Augustin Leprince, un inventeur franco-anglais qui venait de mettre au point un appareil de projection d'images révolutionnaire ? Louis était impatient d'en découdre, il va être servi ! Brigitte Aubert plonge au cœur de la glorieuse épopée des pionniers du cinématographe. Dans les coulisses de la lanterne magique, péripéties, mystères et drames se succèdent à un train d'enfer !
Lulu vroumette a perdu sa carapace ! Elle l'a enlevée pour se baigner et en sortant de l'eau, elle avait disparu ! Lulu est catastrophée ! Une tortue sans carapace...on n'a jamais vu ça !
Jim le pirate attaque tous les bateaux qui ont le malheur de le croiser. Il cache tous ses trésors sur une île mystérieuse. Une collection pour que les tout-petits puissent s'identifier à des héros en laissant aller leur imagination. Avec des illustrations en 3D.
roman
1880, alors que l'évangélisation décime le Nouveau Monde, Emily est envoyée en Patagonie en tant que « gouvernante » des enfants du révérend. Elle qui ne sait rien de la vie découvre la beauté sauvage de la nature, les saisons de froid intense et de soleil lumineux, toute l'âpre splendeur des peuples de l'eau et de la forèt. La si jolie jeune fille, encore innocente, découvre aussi l'amour, avec Aneki, un autochtone yamana. Alors, sa vie bascule. Réprouvée, en marge de la civilisation blanche, Emily fugue, rejoint Aneki et croit vivre une passion de femme libre. Jusqu'au drame. Un magnifique hommage à un pays qu'elle a découvert lors de ses courses en voilier, la lointaine mais vibrante Patagonie dont elle raconte le passé. Lucie Cauwe, Le Soir.
Magazine
roman
" Le livre de la maturité et de l'audace. " Bernard Lehut – RTL Paris, un atelier d'artiste au fond d'une allée verdoyante. Madeline, une ex-flic londonienne, y est venue pour panser ses blessures. Gaspard, un auteur misanthrope, l'a loué pour écrire dans la solitude. À la suite d'une méprise, ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelque temps. Dans l'atelier, où plane encore le fantôme de l'ancien propriétaire, Madeline et Gaspard vont mettre au jour un secret terrifiant. Et cette découverte glaçante va les forcer à affronter leurs propres démons dans une enquête vertigineuse qui les changera à jamais. " Un thriller extraordinaire. " Pierre Lescure – " C à vous ", France 5 " Le final laisse une fois de plus admiratif de l'imagination de ce romancier hors norme. " Bernard Thomasson – France Info " La tension et les sentiments s'équilibrent mutuellement, et procurent un agréable vertige. " Grégoire Delacourt " Un appartement à Paris mérite amplement le statut de thriller et révèle au passage une nouvelle nuance de son imaginaire. Comme un tableau, un roman est fait de couches. Musso le sait mieux que personne. Et il excelle dans la peinture au couteau. " Pierre Vavasseur – Le Parisien " Une intrigue qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière page. " Marina Carrère d'Encausse – France 5 " Addictif. " Emmanuelle Binet – Marie Claire
littérature africaine
Depuis qu’il a découvert l’Internet et la mondialisation, le jeune Isookanga, Pygmée ekonda, n’a plus qu’un objectif : planter là les cases, les traditions, les ancêtres et la forêt millénaire pour aller faire du business à Kinshasa. Il débarque donc un matin dans la capitale, trouve l’hospitalité auprès des enfants des rues et s’associe avec un Chinois qui fait commerce de sachets d’eau potable. L’avenir est à lui Pendant ce temps, à Kinshasa et ailleurs, le monde tourne moyennement rond : des seigneurs de guerre désoeuvrés aux pasteurs vénaux, des conseils d’administration des multinationales aux allées du Grand Marché, les hommes ne cessent d’offrir des preuves de leur concupiscence, de leur violence, de leur bêtise et de leur cynisme. Qui sauvera le Congo, spolié par l’extérieur, pourri de l’intérieur ? L’innocence et les rêves, les projets et la solidarité. La littérature, bien sûr, quand elle est comme ici servie par un humour caustique, une lucidité implacable et une détermination sans faille.
roman
A Paris, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, le tournage du dernier film de Simon Barot est interrompu : une des actrices vient d'être sauvagement assassinée. Rose Vérone n'en était qu'à ses débuts et elle n'imaginait sans doute pas que sa carrière prendrait un tel tournant... Le lieutenant Oscar Tenon ne s'intéresse pas au cinéma, mais il s'y connaît en scène de crime. Saura-t-il reconstituer le scénario de ce terrible meurtre ? Un roman en plein coeur de la capitale française et des coulisses du monde du cinéma.
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